Curage et démolition pour Air France à Orly : un chantier d’exception
À Orly-Sud, Air France nous a confié le curage intégral de deux hangars à avions représentant 30 000 m², ainsi que la démolition complète de 300 m² de bureaux.
Un chantier hors norme par son ampleur, mais surtout par son environnement : en pleine zone aéroportuaire et sous dispositif Vigipirate, chaque personne, chaque véhicule et chaque intervention étaient soumis à des règles d’accès et de sécurité très strictes.
L’enjeu du chantier
À quelques mètres des pistes, impossible de fonctionner comme sur un chantier classique.
Les travaux étaient répartis sur deux zones nécessitant chacune des badges spécifiques. Pour constituer nos équipes, les dossiers des personnes amenées à intervenir ont dû être préparés environ un mois et demi à l’avance, avec les vérifications nécessaires auprès de la Gendarmerie du transport aérien et de la Police aux frontières.
Et ces contraintes accompagnaient ensuite le chantier au quotidien : contrôles d’accès, fouilles, autorisations de circulation ou encore permis feu selon les opérations réalisées.
Les défis pour nos équipes
Le chantier demandait de gérer en parallèle des contraintes de sécurité et des opérations de curage particulièrement lourdes :
- Curer intégralement deux hangars représentant 30 000 m², sous-sols compris,
- Déposer l’ensemble des réseaux : eau, kérosène, huile, électricité…,
- Démonter les cabines de peinture et les plateformes de levage,
- Déposer les équipements dédiés à l’entretien des moteurs,
- Intervenir sur des gaines situées sous des plafonds atteignant 30 mètres de haut,
- Déposer et découper des éléments métalliques après mise en sécurité de la structure,
- Curer puis démolir entièrement 300 m² de bureaux,
- Respecter les différents protocoles d’accès à la zone aéroportuaire,
- Organiser l’évacuation des déchets sans créer de risque pour les avions circulant à proximité.
La réponse SMB
Pour travailler dans cet environnement, toute notre organisation a dû s’adapter aux règles de l’aéroport.
Chaque jour, le responsable sécurité d’Air France et les pompiers du PC sécurité d’ADP contrôlaient le chantier. Ces échanges permettaient aussi de mettre à jour le planning et d’anticiper les autorisations nécessaires aux prochaines interventions, notamment les permis feu.
La circulation des véhicules était elle aussi encadrée : les chauffeurs devaient être habilités à circuler sur les pistes, et leurs trajets comme leurs plaques d’immatriculation étaient contrôlés.
À l’intérieur des hangars, 50 à 60 personnes intervenaient chaque jour, de 7 h à 20 h, pour déposer progressivement les installations et mettre les volumes entièrement à nu. Pour travailler jusqu’à 30 mètres de hauteur, nous avons également utilisé des nacelles spécifiques.
Une gestion des déchets adaptée aux pistes
Le tri était réalisé directement sur place : gravats, ferraille, câbles électriques et autres déchets étaient séparés dès leur dépose.
Le volume était conséquent : quatre bennes de 30 m³ étaient remplies chaque jour. Mais là encore, la proximité des pistes changeait complètement la façon de travailler.
Les bennes devaient être fermées et verrouillées avant leur évacuation, afin qu’aucun déchet ne puisse être aspiré par les avions circulant à proximité.
Les résultats
Entre novembre 2016 et mars 2017, les deux hangars ont été entièrement curés afin de permettre leur reprise par Corsair après le départ d’Air France vers Roissy.
En parallèle, une équipe de 10 personnes a curé puis démoli les 300 m² de bureaux, jusqu’à ne conserver que la dalle béton des fondations. Faux plafonds, cloisons, sols, réseaux, toiture puis murs périphériques ont été déposés successivement.
Sur ce chantier, la difficulté n’était donc pas seulement liée aux 30 000 m² à traiter. Il fallait réussir à faire avancer une opération de cette ampleur dans un environnement où chaque entrée, déplacement de véhicule ou intervention particulière devait être anticipé et autorisé.
Ce chantier mobilisait deux expertises complémentaires de SMB Bâtiment : le curage intégral de bâtiments industriels et la démolition de structures existantes, du dépôt des réseaux jusqu’à la mise à nu des volumes. Découvrez aussi le chantier de curage mené dans le métro pour la RATP à Paris.